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| No-259 croissance, lutte contre la pauvreté des progrès encourageant-Cambodge: sur la bonne voie (2007) |
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Le chapitre Cambodge du rapport de la Banque mondiale confirme les tendances générales que l’on connaît, les précise, les met à jour et formule des prévisions pour l’année à venir. croissance: + 9,5 % en 2007 + 7,5 % en 2008 ? Les performances économiques du Cambodge restent solides, estime la Banque mondiale. Après trois années de croissance à des taux dépassant 10 %, l’économie devrait progresser de 9,5 % en 2007, grâce à de vigoureuses exportations (+ 17 % prévus pour la confection), le tourisme (arrivées prévues + 25 % pour l’année), l’agriculture, la construction. Les prévisions pour 2008 sont positives, la croissance ne devrait diminuer que légèrement, atteignant 7,5 %, soutenue à court et moyen terme par de forts investissements étrangers (6 % du PNB ou davantage ces trois dernières années), les perspectives de ressources minérales (pétrole, gaz, et autres), une saine gestion macro-économique et les progrès des réformes structurelles. L’économie du Cambodge reste malgré tout trop vulnérable aux événements extérieurs, avec une base trop restreinte: la confection doit faire face à une concurrence accrue, qui augmentera lorsque les mesures de sauvegarde prises pour freiner les exportations chinoises seront levées fin 2008. Les finances publiques ont connu une évolution favorable, avec un taux de change stable, des réserves en devises en augmentation, atteignant 1,4 milliard de dollars fin 2007, un déficit des comptes courants en diminution. La masse monétaire a augmenté de 38 % en 2006 et devrait augmenter de 49 % en 2007, traduisant la croissance économique et une forte demande dans le secteur financier. L’inflation est passée de 2,8 % en 2006 à sans doute 6 % en 2007. Le secteur des finances est en forte croissance. Le Cambodge compte 23 banques commerciales, avec un taux prêts/dépôts de 68 % (64 % en 2005), et 17 organismes de micro-finances qui fournissent environ 50 millions de dollars aux micro et petites entreprises. Plusieurs lois importantes ont été votées en 2007: contre le blanchiment de l’argent, contre le financement du terrorisme, sur la faillite … Pour la première fois le Cambodge a été inscrit sur le rating de Standard & Poor’s. Il reste cependant beaucoup de questions: - les entrepreneurs au Cambodge ont encore des difficultés à trouver des crédits; - le taux d’intérêt sur un an dépasse 15 %; - les banques sont trop exposées à un secteur unique, l’immobilier; - et à cause, dans certains cas, de quelques très importants clients, la banque centrale doit augmenter son contrôle sur un secteur bancaire en rapide croissance. Le déficit fiscal, dons non compris, diminue, passant de 3,4 % du PNB en 2005 à 2,5 % en 2006 et sans doute 1,5 % en 2007. La dette ne représente qu’une inquiétude modérée. Les revenus de l’Etat sont passés de 10,3 % en 2005 à 11,7 % en 2006, ils passeraient à 11,8 % en 2007, et à 12 % en 2008, grâce principalement à l’amélioration de la collecte. Les dépenses restent stables. L’investissement public reste faible, les dépenses courantes augmentent lentement, avec l’augmentation des salaires du secteur public. Le Cambodge demeure très dépendant de l’aide extérieure, qui correspond à un montant de 33 $ par habitant de 1999 à 2005. L’aide étrangère a représenté 33 % des dépenses publiques en 2006. Les réformes: elles concernent en premier lieu le ministère de l’Economie et des Finances: fiscalité, programmes budgétaires, exécution des budgets, … introduction du salaire au mérite. Concernant le secteur privé: promotion des investissements, facilitation des échanges commerciaux; introduction fin 2007 des déclarations douanières électroniques par un document unique (Single Administration Document, SAD). On note aussi des progrès dans la délivrance des titres de propriété, la gestion des ressources naturelles, un début de progrès dans la transparence des concessions foncières. |



