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L’évolution est encourageante, comme le montrait déjà le deuxième Demographic and Health Survey paru en Avril dernier (cn 252). Le taux de pauvreté a diminué d’environ 25 % en dix ans, entre 1993-94 et 2004, la proportion de la population vivant au-dessous du seuil de 2 dollars par jour, passant de 45 à 50 % à 35 % de la population. Si l’on prend pour seuil le standard international de 1 dollar par jour, et en prenant en compte les derniers chiffres concernant le taux de croissance économique, la proportion des gens vivant au-dessous de ce seuil est passé, estime le rapport de la Banque mondiale, de 19 % en 2004 à moins de 10% en 2007. On observe que l’inégalité s’est accrue. Le niveau de vie des plus pauvres a augmenté de 8 % seulement en dix ans, pendant que celui des plus riches augmentait de 45 % (le «coefficient de Gini» est passé de 0,35 à 0,40). Mais on observe aussi que cette inégalité, qui s’aggravait dans la première partie de la période (93-94 à 97) s’est depuis, entre 1997 et 2004, stabilisée. C’est maintenant au sein de la population rurale que des différences importantes apparaissent, entre villages plus ou moins bien connectés au monde extérieur, entre familles ayant ou non des capacités, la possibilité d’activités diverses, des relations avec le monde extérieur. Les inégalités dans les villes restent très fortes, sans aggravation notable. La réorientation des dépenses publiques vers les services «de base» apporte des résultats importants depuis 2000: la mortalité post-natale et infantile a diminué d’environ un tiers entre 2000 et 2005, et la fréquentation de l’école primaire a augmenté de façon spectaculaire, surtout pour ce qui concerne les filles, de sorte que la différence de taux d’alphabétisation entre garçons et filles a diminué. Dans le domaine de l’alphabétisation le retard de la population adulte sur celles des autres pays de la région a diminué. Malgré ces progrès, les niveaux de la santé et de l’éducation du Cambodge sont encore parmi les plus faibles de la région. Très nombreux sont les enfants qui abandonnent l’école en cours de route, les taux de fréquentation tombent très vite après le primaire. (voir à ce sujet «Inégalités au Cambodge», n° 243) Le Cambodge doit réaliser encore de grands efforts, estime la Banque mondiale, s’il veut atteindre les objectifs fixés par le National Strategic Development Plan, NSDP, pour la période 2006—2010.
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