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No-259 Table ronde INVESTIR AU CAMBODGE (2007)

La communauté des affaires vient de tenir sa 5e table ronde. Un succès incontestable : près de 600 participants, dont la moitié venus de l’étranger. On mesure le chemin parcouru depuis la première initiative du genre, en juin 1996. Un parcours qui est aussi celui accompli par le Cambodge, en particulier depuis la pacification du pays fin 1998. C’est en effet à partir de 1999 que les indicateurs du développement commencent à frémir et à enregistrer peu à peu un changement significatif dans l’attitude des investisseurs étrangers.

Pendant deux jours, les salons de l’hôtel Intercontinental ont accueilli des sponsors, des orateurs, des participants locaux, régionaux et internationaux. Pour entendre, outre le Premier Ministre, des acteurs clés de l’action gouvernementale, mais aussi des experts et des praticiens du monde des affaires. Organisée par Data consult, un bureau de consultance spécialisé dans l’organisation de ce genre de manifestations, avec le soutien du PNUD, de la Banque Mondiale et de l’International Finance Corporation (IFC), cette rencontre s’est déroulée sous le thème « Investissement, commerce et infrastructure ». Membre de l’ASEAN depuis 1999 et de l’OMC depuis 2005, le Cambodge s’organise pour tenir son rang dans une compétition internationale de plus en plus âpre. Et tous les participants ont souligné les efforts accomplis sans pour autant passer sous silence les entraves encore existantes. Ainsi, si l’on a applaudi à l’assainissement du secteur bancaire, si l’on s’est réjoui du volume grandissant des investissements étrangers directs, si l’on a apprécié l’amélioration du cadre légal et réglementaire, on a également souligné que ce sont les relations personnelles avec les dirigeants du pays qui conditionnent le plus le succès d’un investissement et que cela peut être aussi le fait de milieux en marge de la loi. Davantage que l a qualité de l’investissement et le sérieux de l’investisseur. C’est donc en soulignant une dynamique à l’œuvre que les progrès et les faiblesses du pays ont été examinés. Des faiblesses parfois graves qui n’ont pas été minimisées mais qui n’ont pas non plus masqué des réalités fortement encourageantes. Comme n’a pas manqué de le rappeler le Premier Ministre Hun Sen, le Cambodge est en Asie, le seul pays avec la Chine à avoir connu au cours des deux années écoulées un taux de croissance à deux chiffres. Et la communauté des affaires voit là un signe qui ne trompe pas d’une évolution très positive. Elle a tenu à présenter le Cambodge comme « la bonne place, le bon moment pour le bon investissement ». Plusieurs sessions ont été consacrées à des thèmes aussi divers que le climat en faveur de l’investissement, l’environnement favorable au commerce, les aspects financiers, fiscaux et bancaires, les infrastructures, le cadre légal et réglementaire, les ressources du pays, l’approvisionnement énergétique, les transports, l’agro-industrie, le tourisme, les petites et moyennes entreprises. Outre le premier ministre Hun Sen, le vice premier ministre Sok An, les ministres Keat Chon, Cham Prasidh, Sun Chanthol, ainsi que M. Sok Chenda, secrétaire général du CDC et M. Neav Chanthana, vice-gouverneur de la Banque nationale, pas moins de quatre-vingt-six orateurs ont présenté une communication lors des différentes sessions. Il n’est pas possible dans le cadre de cet article de rendre compte de l’intensité des échanges qui ont eu lieu au cours de ces deux journées. On attend avec impatience que soient publiés les textes des interventions prononcées et les conclusions des débats. Il demeure de ce forum que désormais le Cambodge suscite la curiosité et l’intérêt d’une communauté des affaires qui attend maintenant que se confirme la volonté de poursuivre les réformes indispensables dans le cadre d’une stabilité politique dont tous les participants se sont réjouis.

Observateur anonyme