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| No-259 le dossier Preah Vihear l’inscription au patrimoine mondial est remise à 2008 (2007) |
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Les Thaïlandais ont observé que la frontière n’est pas précisément tracées. Il n’est pas question de contester que Preah Vihear se trouve en territoire cambodgien, comme l’a décidé la Cour internationale de La Haye en 1962, mais du détail du tracé de cette frontière sur le terrain. [Pour rester un instant sur ce point et compliquer un peu cette question de frontière, on peut signaler que, selon les observations de certains archéologues, il y aurait au-delà du tracé de la frontière tel qu’il est pratiquement admis, à quelques centaines de mètres, du côté thaïlandais, une dépression qui pourrait être le signe de quelque reste archéologique. Le lieu n’ayant pas été fouillé, ce n’est qu’une supposition. Mais si c’était le cas, si ces vestiges existaient et appartenaient bel et bien au temple, il faudrait alors retracer la frontière, puisque le temple (tout le temple) est en territoire cambodgien. Ce point pour l’instant n’est soulevé par personne ndlr]. Le détail du tracé, c’est l’affaire des experts, et cela ne devrait pas intervenir dans l’inscription du temple au patrimoine mondial de l’Unesco, disent les Cambodgiens. On observe en tous cas que les Thaïlandais, bien loin de s’opposer au classement de Preah Vihear, l’appuient au contraire. Un accord a été signé le 25 mars 2004 par Surakiart Sathirathaï pour le côté thaïlandais, et le vice Premier ministre Sok An pour le côté cambodgien, pour demander l’inscription de Preah Vihear au patrimoine mondial. Un message a été envoyé à l’Unesco. Les Thaïlandais ont même créé un comité de soutien. Et le secrétaire particulier de sa majesté le roi Bumiphol, Tej Bunnag, a confirmé le 26 février 2007 le complet soutien de la Thaïlande à la demande de classement. Ce que le Comité de l’Héritage mondial de l’UNESCO a dit à Christchurch est que le principe du classement de Preah Vihear au patrimoine mondial est acquis dans son principe. Le comité reconnaît que le site demande une attention urgente, et qu’il demande une assistance internationale financière et technique. Le comité dit surtout qu’il attend du Cambodge un projet de conservation et de gestion du site. C’est ce projet, qui devra être soumis au comité le 1er février 2008, qui permettra d’inscrire officiellement Preah Vihear au patrimoine mondial lors de sa prochaine réunion en juillet 2008. La conservation et la gestion du temple à long terme, voilà donc ce qu’il faut prévoir. La Thaïlande a proposé un « co-management ». Les Thaïlandais disent que la grande majorité des visiteurs vient par leur côté, où l’accès par la route est beaucoup plus facile; et qu’ils ont la compétence et les moyens de co-gérer le temple avec les Cambodgiens. Les responsables Cambodgiens ne l’entendent pas de cette oreille: le temple une fois inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est la communauté internationale qui en sera responsable. La gestion selon eux ne doit être ni purement cambodgienne ni bilatérale. Ils préfèrent une coopération internationale semblable à celle qui a été créée pour le complexe d’Angkor, comprenant tous les pays qui veulent apporter leur aide, les Etats-Unis, la France, la Thaïlande évidemment si elle le souhaite, l’Inde, le Cambodge, le Canada, … . avec deux pays co-gestionnaires – dans le cas d’Angkor le Japon et la France-, mais qui pourraient être d’autres pays pour Preah Vihear. Il existe déjà une ICC Preah Vihear dont le président est Tiev Hav. Il semble que le Cambodge a le souhait que le plan de protection et de management qu’on lui demande soit préparé par la future ICC internationale qui s’occupera de Preah Vihear. Zone protégée e t zone tampon Il ne s’agit pas de protéger seulement le temple lui-même, mais ses abords, le paysage dont il fait partie -que l’on peut apprécier depuis la pointe Sud du promontoire. En rouge sur la carte ci-jointe la zone de protection maximum. La zone tampon (en vert sur la carte) est délimitée au Nord par la frontière avec la Thaïlande, à l’Ouest par la route partant du pied de la montagne (depuis le village de Phum Ko 1) pour accéder au site, à l’Est par les points F, G, L et K qui forment un cône de vue, défini par un arc de cercle de 60 ° dont le rayon mesure 5 km. En bleu la zone de développement où un aménagement est autorisé. [Le prévisible afflux de visiteurs donne évidemment de la valeur aux terrains environnants. Plus de 300 familles installées dans la forêt protégée d’Occheuteal en ont été violemment expulsées le 15 novembre par la police, qui a fait usage de ses armes. Dans le clash, deux femmes ont été tuées une dizaine d’hommes blessés une dizaine de protestataires mis en prison] |




La demande d’inscription du temple de Preah Vihear sur la liste du patrimoine mondial de l ‘UNESCO présentée par le Cambodge à la réunion de Christchurch, Nouvelle Zélande, en juillet 2007 n’a pas été acceptée. Il n’y a pas eu refus, observe le secrétaire d’Etat chargé de l’information au Conseil des ministres Phay Si Phan, mais ajournement. Deux sortes de difficultés sont apparue s:



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