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| No-282 Cambodge Aventure-découvrir la province (2009) |
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Sibylle Rotzler, Exotissimo Un domaine qui progresse déjà est celui de la découverte desprovinces, ou si l’on veut de l’»aventure». Cette découverte peut avoir une connotation plutôt culturelle, ou plutôt sportive, ou écologique, ou sociale, … l’idée générale, le souhait du visiteur -qui peut être précisément exprimé ou rester assez vague- est de visiter le pays de façon plus proche du terrain,des paysages, des gens, des réalités contemporaines. L’un n’exclut pas l’autre: on peut par exemple souhaiter visiterAngkor Vat et plusieurs sites archéologiques prestigieux et ensuite des visites plus rurales, ou un temps de farniente surune plage, de plongée sous-marine, de parachute ascensionnel, de golf, de voile … C’est pour les temps qui viennent,l’affaire de quelques années. Les projets se multiplient (voir l’ article de Philippe Delanghe dans c.n. n° 281). S’agissant de la découverte des provinces, le mouvement est lancé, grâce par exemple à l’agence de voyages Exotissimo (voir interview de Meng Hieng n° 181). Elle a créé un département Aventures, une équipe de 3 spé-cialistes avec 4 à 5 guides professionnels, basés à Siem reapet à Phnom Penh. Spécialité: le trecking, le cycling, c'est-àdire itinéraires à pieds ou à vélo, il faut y ajouter le kayaking, et le camping. Le Cambodge est parfait pour le cyclisme, explique SibylleRotzler, organisatrice de trajets, d’itinéraires: c’est un paysplat, les distances ne sont pas trop grandes, beaucoup depistes se prêtent très bien aux randonnées. Notre formule est plutôt un cyclisme «de luxe». Il se pratique par petits groupes, avec un maximum de 15 participants. Durée: de 1 ou deux jours, jusqu’à 4 et parfois 6. Chaque groupeest accompagné par un guide très expérimenté, qui donne lesexplications nécessaires et peut faire face à toutes les difficultés. Accompagné aussi par une voiture qui transporte de l’eau, de la nourriture comme des fruits, des snacks, et beau-coup de matériel. S’il s’agit de camping, la voiture transporte des tentes «igloo». En fait les lieux d’étape diffèrent beaucoup: il existe ici et là dejolies villas, ailleurs il n’y a rien ... S’il s’agit de cycling, les étapes se font le plus souvent dansdes hôtels (standard ou de luxe, selon la formule choisie), ouencore dans des campements fixes, pour lesquels nous avonsde grandes tentes, et un bon confort, douches etc … avec repas assurés. Nous préparons les itinéraires «sur mesure»: ilexiste des «standards», définis par l’expérience, mais on peut changer. Selon les souhaits on prépare les trajets pour les mountain bikes, pour lesvélos, les voitures, en bateau, en kayak … En moto: non, il y a un problème d’assurance. Une région très appréciée: les environs de Battambang, avec le temple de Banone, le phnomSampov sur la route de Païlin, la rivière Sangkae,le Vat Ek, le bamboo train … On prend le temps des’arrêter pour le repos, pour voir un village, la fabrication du sucre de palme … les guides savent ce qui intéresse les visiteurs. Une autre région très appréciée: Kep et l’île du Lapin, et les environs, Kampot pour remonter larivière en kayak, pour la descendre jusqu’à la mer. L’aménagement du littoral et des îles ? On peut craindre qu’il s’agisse surtout de casinos-hôtels.L’état d’esprit officiel est que l’éco tourisme c’est bien, mais qu’il ne faut pas qu’il se mette en travers du développement. On risque de voir danscette région ce qui s’est passé à Phuket ... Kompong Cham est moins pratiqué, mais on peutsuivre la rive du Mékong; il y a un itinéraire qui rejoint Kratie en passant par Chhlong (le relai est actuellementfermé pour travaux, il devrait rouvrir en octobre 2010). Pour le trajet Kratie—Stung Treng, il est destiné à se développer bien au-delà du centre d’intérêt existant, les dauphinsdu Mékong (de l’Irrawadi) à Kampi. [Touch Seang Tana, président de la commission pour la protection des dauphins l’expliquait dans c.n. n° 256: on peutorganiser sur les rives du Mékong et dans le cours du fleuvedes itinéraires tout à fait séduisants pour cyclistes, promeneurs à pieds, descentes en pirogue, en pneumatique … cette région encore tout à fait sauvage est magnifique. L’objectif: que ces activités nouvelles, avec de petits hôtels, des gîtesd’étape, de petits restaurants, sans défigurer le paysagecontribuent à améliorer le niveau de vie des gens qui habitentlà. Il s’agit de former quelques habitants pour qu’ils puissent parler anglais et communiquer avec les visiteurs, et pourqu’ils sachent ce qui intéresse les visiteurs. Ils sont très timides !] Une ONG, SNV, se consacre à ce projet: aménager et attirerles visiteurs sur le trajet Kratie—Stung Treng et jusqu’au laos(voir ci-après). Elle a réalisé un petit guide très bien fait (voir ci-après). Nous avons même, dit Sibylle Rotzler, un itinéraire pour cyclistes qui va de Pakse au Laos jusqu’à Siem Reap en passant par Stung Teng, Kratie, Kompong Cham et Sambor PreyKuk. Sambor Prey Kuk, proche de Kompong Thom est une autrerégion très appréciée. Il existe là un projet de «tourisme responsable» financé par GTZ avec restaurants, toilettes, … c’est un joli «produit touristique» avec ces temples dispersésdans la forêt. Nous envoyons déjà des groupes de visiteursaux organisateurs qui préparent les visites avec guide … Il y a aussi un centre d’artisanat, des objets en bambou et en rotin. Nous allons installer là un campement fixe, une quarantaine de grandes tentes. Le trecking se pratique par exemple dans les environs du Phnom Kulen, il peut s’agir d’une demie journée et d’une nuit. Aussi dans le Rattanakiri, mais il s’agit là surtout de circuitsclassiques, en voiture à 4 places, avec un trajet en pirogue,arrêt dans les villages des minorités ethniques, «village totem», village lao, village chinois, pic nique près du lac Yalomproche de Banlung. En fait nous avons relativement peu declients pour le Rattanakiri, qui est assez loin (à 8 ou 9 heuresde route). Nous travaillons avec le lodge Terres Rouges, avec des guides locaux. Il faut louer des voitures … c’est une destination assez chère. Le Mondolkiri au contraire est plus accessible, moins cher,c’est une région très jolie, une destination très prisée par lesbackpackers. Ce qui manque ce sont de jolis hôtels confortables, comme à Banlung. Il manque aussi des centres d’intérêt assez spectaculaires, à part des chutes d’eau. Il existe un projet d’elephant valley; l’ONG WWF, spécialiste de cette région, a un projet d’écolodge de luxe. S’il existait, nous ferions davantage de promotion pour Sen Monorom. Preah Vihear: c’est très loin, et il n’y a aucun aménagement. Nous pourrions y organiser un itinéraire « Aventure », en apportant des tentes igloo, mais pour l’instant il n’y a pas dedemande. Koh Kong a sans doute un bon avenir pour le tourisme etdevient progressivement une région intéressante. On peut visiter la mangrove, faire du trecking, du dirt bike dans les Cardamomes en saison sèche … L’île de Koh Kong est encore complètement déserte. Pour se loger, la ville de KohKong est encore peu aménagée, il vaut mieux y venir à partir du Rainbow lodge, ou à partir du futur Four Rivers, tous deux sur la rivière Tataï, ou encore à partir de Chi Phat. Chi Phat, au nord du pont de Botum Sakor sur la nationale48, avec maintenant une guest house, est une bonne base de départ pour faire du trecking dans les Cardamomes (et de la moto, voir cn 259). Finalement, nous dit Sibylle, selon l’expérience d’Exotissimo la première destination est Siem Reap, ensuite Sambor PreyKuk, ensuite Battambang. On peut considérer que Kep est plutôt pour le repos, Kampotpour le kayak, Sihanoukville pour ses plages, Koh Kong pourle trecking écolo, Kratie—Stung treng pour le cycling et le trecking ... En progression, avec un bel avenir: le Mekong Trail, la région de Koh Kong, … |




