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Catégorie: Aménagement du Territoire

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No-282 l'aménagement de la côte et des îles (2009)

NOUTH NARANG

Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire

Président du Comité interministériel chargé des îles

Pour que l’aménagement du littoral du Cambodge et des îles se fasse de façon cohérente et dans le respect de quelques principes de base, le gouvernement a créé un Comité interministériel chargé du littoral et des îles, et un Comité de pilotage, dont je suis président, au sein du ministère de l’Aménagement du Territoire. La mission: assurer la cohérence de tous les projets d’aménagement sur tous les terrains concédés, s’assurer qu’ils respectent les principes: préserver, moderniser, développer pour l’avenir à long terme.

Il n’existe pas encore de schéma général d’aménagement dela côte et des îles, ni de règlements précis (densité de l’habitat, hauteur des construction par exemple). Nous traitons lesprojets «au cas par cas». [voir n° 271]Depuis 2009 nous avons l’assistance, au ministère de l’Amé-nagement du Territoire et de la Construction, de la Jica japonaise.

Il s’agit donc de concilier préservation et développement. LePremier ministre l’a rappelé: il ne faut pas que la protectionde l’existant bloque le développement. Il faut avoir pour objectif un espace bien équilibré. Lier le rural et l’urbain. Pour cela, avec le CDC, contrôler les investissements.

Itinéraire d’un projet d’aménagement

Le système est le suivant: les investisseurs me soumettent un schéma directeur de leur projet d’aménagement et c’est le Comité de pilotage que je préside qui décide si ce schéma est conforme aux principes. S’il est accepté, il est transmis au CDC qui décide, en comitéinterministériel de donner l’agrément final. La majorité des îles où des concessions ont été attribuées ont maintenant réalisé un schéma directeur et plusieurs schémas directeurs ont déjà été acceptés. J’observe que la plupart des investisseurs sont très respectueux de l’environnement, acceptent volontiers les règles établies.

les cinq principes de base

Pour être accepté le schéma doit être conforme à cinq principes:

- être harmonie avec l’environnement (ne pas détruire le paysage …);

- assurer la tranquillité, la quiétude (pas de nuisances comme le bruit, l’insécurité etc …);

- assurer la proximité avec la nature, le ciel, la mer, c’est iciune préoccupation «écologique»;

- l’originalité: il ne faut pas copier ce qui s’est fait ailleurs; onfavorise la créativité;

- l’homogénéïté: on souhaite la modernité mais en respectant l’identité. Par exemple, les premiers projets chinois pour l’aménagement de Botum Sakor étaient trop futuristes.

Il y a certainement une part de subjectif dans la décisiond’autoriser ou de refuser un schéma directeur. Mais avant de décider nous écoutons les spécialistes, architectes, paysagistes, spécialistes de l’aménagement … et d’une façon générale «on me fait confiance», dit Nouth Narang [fondateur duCEDOREK (Centre de Documentation et de Recherches surla Civilisation Khmère), ancien ministre de la Culture, qui a jadis participé à l’aménagement de la côte du Languedoc-Roussillon en France ndlr].

Lorsque le schéma directeur a été accepté et qu’il a l’appro-bation du CDC, il appartient au ministère de l’Aménagementdu Territoire, en connexion avec le ministère des Travaux Publics, d’accorder le permis de construire.

Ce système marche bien. Les investisseurs sont de bonnevolonté (certains n’ont pas encore terminé leur schéma directeur). La coopération avec les Japonais chargés de la coordination est très normale.